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19 novembre 2007

Le comité Pukik fabrique un umiaq

Par Nancy Palliser, coordonnatrice des CCL

Six personnes mettent l'umiaq à l'épreuve : (de l'arrière à l'avant) Markusie Ohaituk, ?, Rita Ningiuk, Anna Weetaluktuk, Rita-Lucy Ohaituk et Moses Nowkawalk (photo de Jobie Weetaluktuk)

Six personnes mettent l'umiaq à l'épreuve : (de l'arrière à l'avant) Markusie Ohaituk, ?, Rita Ningiuk, Anna Weetaluktuk, Rita-Lucy Ohaituk et Moses Nowkawalk (photo de Jobie Weetaluktuk)

L’été dernier, le Comité culturel Pukik d’Inukjuak a entrepris de fabriquer un umiaq traditionnel (embarcation recouverte de peau de phoque). Les membres du Comité auraient bien aimé en fabriquer un très grand, mais des contraintes budgétaires les ont forcés à se contenter d’une embarcation plus petite que ce qu’ils avaient prévu à l’origine.

Les hommes du groupe qui travaillaient sur la charpente en bois ont dû improviser un peu. Ils voulaient utiliser du bois flotté, mais il était trop tard pour en ramasser sur la grève. Ils ont donc construit la charpente avec des 2 X 8, 2 X 4 et 4 X 6 provenant du commerce.

Construction de la charpente (photo de Nancy Palliser)

Construction de la charpente (photo de Nancy Palliser)

Charpente en bois de l'umiaq à côté du Qarmaq (photo de Pierre M. Desrosiers)

Charpente en bois de l'umiaq à côté du Qarmaq (photo de Pierre M. Desrosiers)

Comme ils voulaient respecter le plus possible la tradition malgré le bois acheté dans le commerce, ils n’ont utilisé aucun clou. Seuls des filins qu’ils ont eux-mêmes fabriqués avec de la peau de phoque ont servi à assembler la charpente.

Des filins en peau de phoque retiennent la charpente (photo de Pierre M. Desrosiers)

Des filins en peau de phoque retiennent la charpente (photo de Pierre M. Desrosiers)

Nellie Nastapoka ferme les derniers trous à l'aiguille. On voit en arrière-plan Josephie Nalukturuk, Daniellie Inukpuk, Johnny Kasudluak et Daniel Oweetaluktuk Kasudluak. (photo de Nancy Palliser)

Nellie Nastapoka ferme les derniers trous à l'aiguille. On voit en arrière-plan Josephie Nalukturuk, Daniellie Inukpuk, Johnny Kasudluak et Daniel Oweetaluktuk Kasudluak. (photo de Nancy Palliser)

Une fois la charpente terminée, les femmes ont entrepris de gratter la graisse des sept peaux —six de phoques barbus et une de phoque annelé — qu’il a fallu pour fabriquer le revêtement. Les femmes les ont grattées puis cousues ensemble avec l’aide d’un ainé et d’un jeune homme.

Elles ont mis trois jours à coudre les peaux les unes aux autres, après quoi il a fallu attendre une fin de semaine pour que l’umiaq soit bien sec.

Le revêtement de peau est ajusté (photo de Nancy Palliser)

Le revêtement de peau est ajusté (photo de Nancy Palliser)

L'umiaq en peau de phoque sèche avant d'être mis à l'eau (photo de Nancy Palliser)

L'umiaq en peau de phoque sèche avant d'être mis à l'eau (photo de Nancy Palliser)

Le lundi 24 septembre, les membres du Comité ont mis l’umiaq à l’eau pour un premier test. Ils ont fait neuf voyages avec six ou sept personnes à bord et tous ont dit que l’embarcation voguait sans secousses et légèrement !

Le Comité culturel Pukik tient à exprimer sa sincère gratitude à la Corporation foncière Pituvik, à la Société Makivik, au programme « Grandir ensemble » et à l’Administration régionale Kativik pour avoir rendu possible la réalisation de ce projet.