Par Sylvie Côté Chew en collaboration avec Louis Gagnon
Le 30 novembre 2007 à Kangiqsujuaq, dans le cadre de l’ouverture officielle du parc national des Pingualuit, a été inaugurée l’exposition créée par Avataq pour le Centre d’interprétation du parc. C’est le premier ministre Jean Charest lui-même qui a coupé le ruban symbolique de peau de phoque, en présence des aînés Amaamak Jaaka et Naalak Nappaaluk, ainsi que de Maggie Emudluk, Pita Aatami, Mary A. Pilurtuut et Charlie Arngaq. On comptait parmi les médias présents : Radio-Canada, TVA, APTN, TNI, Nunatsiaq News, Makivik Magazine, CBC North, La Presse Canadienne.
Ce projet d’exposition permanente, a en fait commencé à l’été 2002, quand l’Administration régionale Kativik (ARK) a approché l’Institut pour établir la liste des potentiels culturels qui feraient partie du plan d’éducation destiné au parc, que préparait alors le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP).
La première mise en application du plan d’éducation consistait en la réalisation de l’exposition et Avataq, désireux de travailler de près avec la collectivité de Kangiqsujuaq et de faire valoir les aspects culturels de la région, a soumis son projet d’exposition à l’ARK, qui l’a accepté. Au cours des ans, le concept original a été modifié plusieurs fois afin de l’adapter aux objectifs et à la vision du Service des parcs du MDDEP, organisme gouvernemental responsable de l’implantation des parcs nationaux du Québec au Nunavik.
Cinq ans plus tard, quatre dessertes maritimes, trois pré-expositions, des dizaines de milliers d’heures d’efforts soutenus et de travail consciencieux pour plus de 30 personnes directement impliquées dans le projet (sans compter les gens du village et les innombrables personnes qui ont fourni leur expertise souvent exceptionnelle, des photos, des dessins, des enregistrements sonores, du temps d’impression, d’encaissage, de transport), nous voyons enfin le résultat : un centre où non seulement les aspects naturels du cratère et du plateau de l’Ungava sont mis en valeur, mais où également l’histoire ainsi que la culture matérielle et immatérielle des gens de Kangiqsujuaq sont présentes par des objets rares et spectaculaires. Fait remarquable en muséologie, tous ces artéfacts sont personnalisés, c’est-à-dire qu’ils sont reliés à des personnes connues et estimées des gens vivant aujourd’hui. Notamment, on y trouve de nombreux objets usuels, des œuvres d’art et même des photographies en haute résolution des Kangiqsujuarmiuts qui ont fabriqué ou utilisé autrefois ces objets. Soulignons que quelques artéfacts anciens ont été offerts par des gens de la localité afin qu’ils soient préservés et exposés au Centre. Il s’agit donc là d’un lieu d’interprétation non seulement unique au Nunavik, mais également incomparable, même ailleurs dans le monde.
Parmi les points saillants de l’exposition :
Les remerciements doivent être nombreux, la tâche a été gigantesque :